La numérisation offre des avantages considérables aux TPE et aux PME, mais cette évolution n’est pas sans risques en matière de cybersécurité, et le nombre d’attaques informatiques ne cesse de grimper.
Depuis le début de la crise sanitaire en France, les cyber-menaces ont augmenté de 400 %, et plus d’une entreprise sur deux a été victime de cybercriminalité en 2021. Les TPE et les PME sont particulièrement vulnérables, 40% des victimes françaises d’attaques par rançongiciels sont des entreprises de petite et moyenne taille, des cibles de choix pour les cybercriminels.
Il est pourtant possible de réduire considérablement les risques en adoptant de bonnes pratiques de sécurité. Bien qu’il n’existe pas de solution miracle pour se protéger des cyber-menaces, chaque organisation peut prendre des mesures efficaces pour améliorer sa sécurité et limiter les dommages.
Cybersécurité : identifier et prévenir les menaces informatiques
Rançonlogiciel
Un rançongiciel est un type de logiciel malveillant qui chiffre les données d’un appareil, rendant celles-ci inaccessibles à l’utilisateur. Les pirates exigent une rançon avec la promesse de restaurer l’accès aux données, et tentent de créer une panique chez la victime en menaçant de supprimer ou de divulguer publiquement les données. En cas d’attaque par rançongiciel, vous pouvez déconnecter l’appareil d’Internet et du réseau informatique, identifier l’origine de l’attaque, demander de l’aide spécialisée, et surtout, ne pas entrer en contact avec les pirates ou payer la rançon !
Intrusion dans les systèmes d’information
Des individus malveillants qui pénètrent dans les systèmes informatiques d’une entreprise par divers moyens (pièces jointes, liens, réseaux publics non sécurisés ou encore via des collaborateurs mal intentionnés) peuvent en altérer le fonctionnement ou voler des données. Pour s’en protéger, pensez à mettre à jour les équipements de sécurité et les logiciels, limiter l’utilisation des comptes administrateurs et les droits des utilisateurs, identifier les appareils connectés aux réseaux externes et surveiller régulièrement le système d’information pour détecter toute activité suspecte.
Piratage de compte
Le piratage de compte est la prise de contrôle illégitime d’un compte par un cybercriminel. Les types de comptes visés incluent les comptes de messagerie, administrateurs, réseaux sociaux, sites web, etc. Il est recommandé d’utiliser des mots de passe complexes et différents pour chaque compte et de recourir à l’authentification multi-facteurs pour compliquer l’accès aux comptes.
Usurpation d’identité
L’usurpation d’identité est une pratique consistant à se faire passer pour une autre personne dans le but de réaliser des actes frauduleux. Usurper l’identité des entreprises permet aux cybercriminels de passer des commandes massives de biens et de services ou de contracter des prêts en leur nom. Très organisés, ils mettent en place de fausses lignes téléphoniques, créent des adresses électroniques similaires à celles de l’entreprise ciblée, falsifient des bons de commande ou s’enregistrent auprès du registre du commerce. Veillez à la sécurité des informations relatives à l’identité des collaborateurs et de l’entreprise elle-même. Soyez attentif aux signaux faibles qui pourraient indiquer que votre identité a été usurpée, tels que des remontées étranges de la part de clients ou de fournisseurs, ou la présence d’un site Web similaire au vôtre.
Hameçonnage
Avec 4 milliards d’utilisateurs dans le monde, l’e-mail est l’outil indispensable pour les entreprises comme les particuliers. Mais si ce courrier électronique permet d’échanger rapidement et efficacement dans le monde entier, il est peut-être source de danger. Le premier risque est le phishing, la forme de cyber-attaque la plus utilisée par les hackers. Cette technique consiste à tromper la victime en lui faisant croire qu’elle doit fournir des informations confidentielles, ou en lui offrant l’accès à des codes malveillants. Une fois activés, ces codes servent de base pour une intrusion dans un système d’information, une fraude par faux ordre de virement, une usurpation d’identité. Restez très vigilants face aux messages inattendus ou alarmants. Vérifiez toujours l’adresse du site sur lequel vous êtes redirigé. N’ouvrez jamais les pièces jointes ou liens suspects, ou d’origine inconnue. Et rappelez-vous que les offres trop séduisantes sont souvent trop belles pour être vraies ! Et sensibilisez vos collaborateurs : 95 % des violations de la cybersécurité résultent d’une erreur humaine !
Déni de service
Le déni de service consiste à saturer un serveur de requêtes pour rendre un site ou un service en ligne inaccessible, provoquant une panne ou un fonctionnement très lent du service. Les conséquences peuvent être particulièrement graves lorsqu’il s’agit d’un site marchand, comme une interruption immédiate des ventes. Sécurisez le serveur qui héberge les services en ligne, et optez pour un bon paramétrage qui peut vous permettre d’ignorer les sollicitations excessives du serveur, d’exiger la validation d’un captcha, de limiter le nombre d’utilisateurs connectés simultanément et de maintenir votre serveur opérationnel.
Défiguration de site Internet
La défiguration est une attaque informatique qui altère l’apparence ou le contenu d’un site Internet d’une entreprise. Les conséquences ? Site inutilisable, interruption d’activité, et l’image et la crédibilité de l’entreprise mises à mal. Les motivations des cybercriminels peuvent être politiques, idéologiques, par goût du défi, de chantage, de vengeance ou pour des raisons économiques, telles que la concurrence.
Pour se protéger contre la défiguration, la sécurisation et le bon paramétrage du serveur qui héberge votre site sont essentiels. En complément, il est recommandé d’utiliser des mots de passe longs et complexes pour les profils administrateurs, de réaliser des mises à jour de sécurité et des sauvegardes régulières de votre site, de limiter le nombre d’utilisateurs et leurs privilèges. Enfin, surveillez régulièrement l’activité de votre site et réalisez des audits de sécurité.
Les TPE/PME, une cible de choix pour les cybercriminels
Les plus petites entreprises sont souvent peu conscientes des risques et ne prennent pas forcément les mesures nécessaires pour se protéger. A tort, elles estiment que leur taille ou leur activité n’est pas assez importante pour être ciblée par des cybercriminels. Pourtant, les pirates informatiques ont parfaitement saisi que toute entreprise possède une valeur marchande, que ce soit par le biais de sa trésorerie potentielle ou des informations qu’elle conserve. Souvent moins protégées, les petites entreprises sont d’autant plus vulnérables.
Les conséquences d’une cyber-attaque pour une TPE ou une PME peuvent être considérables, voire catastrophiques : perte immédiate d’argent, interruption d’activité, coûts de réparation du système attaqué, coût lié à la réputation de l’entreprise et à la perte de confiance des salariés, des clients, des fournisseurs et des investisseurs. Le dirigeant peut même être tenu responsable en cas de manquements à ses obligations de protection de ses systèmes informatiques.
Si vous êtes une petite entreprise utilisant Extrabat, soyez rassurée : vos données sont bien protégées. Chez Extrabat, nous prenons très au sérieux la protection de vos données personnelles, et nous les conservons de la manière la plus sûre et la plus sécurisée. Nous prenons les mesures physiques, techniques et organisationnelles appropriées pour empêcher toute altération ou perte de vos données ou tout accès non autorisé à celles-ci. Vos données sont sauvegardées chez un hébergeur de renom (AWS), et toujours accessibles (taux de disponibilité : 99,99825%).
Que faire face à une cyber-attaque ?
Évacuer, isoler, protéger
En cas de cyber-attaque, il est primordial d’évacuer les collaborateurs qui travaillent dans un environnement à risque et de déconnecter les équipements infectés du système d’information et d’Internet. Ne pas éteindre les machines infectées afin de préserver les traces de l’attaque pour les enquêteurs, et ne pas entrer en contact avec les attaquants.
Alerter, informer, collaborer
Une fois la situation sous contrôle, alertez rapidement les services compétents. Vos collaborateurs doivent également être informés de la procédure à suivre, ainsi que les tiers dont les données personnelles ont été exposées. Déclarer le sinistre à votre assureur.
Notifier, informer, évaluer
Enfin, si des données personnelles ont été exposées, il est important d’avertir la CNIL dans les 72 heures suivant la détection de l’incident et d’informer toutes les personnes dont les données ont été exposées. Réévaluez régulièrement les mesures de sécurité et de formation pour prévenir de nouvelles attaques.
Vous pensez être victime de cyber-malveillance ? Le site https://www.cybermalveillance.gouv.fr propose un diagnostic en ligne.


